De retour des contrées méridionales de Bretagne, j'ai quelques émotions ornithologiques à partager avec toi.
Nous étions basés à Camoël, sur la rive gauche de l'estuaire de la Vilaine, à près d'un mille des premières vasières. Les balades apéritives du soir étaient l'occasion, à proximité d'une paire de
Traits bretons, de zieuter les comportements d'un couple de Traquet tarier cantonné, tout en écoutant le chant du Coucou gris, sans jamais l'entrevoir, sous le vol du Pic noir rejoignant sa
cavité ...
Pendant les quelques jours où les coefficients de marée passaient la barre du cent, je rejoignais l'aval du port de Tréhiguier, après les ateliers conchylicoles (1), quand l'estran se dénudait et que les vaguelettes quittaient le pied du muret de la digue.
Les Courlis corlieus pionçaient encore d'un oeil, alors que des vols de plusieurs dizaines de Bécasseaux variables en leur
chaud plumage nuptial, accompagnés d'un peu moins de Grands gravelots se posaient d'un coup d'un seul, se tenaient cois quelques secondes, histoire de me leurrer, puis lissaient leur plumage ou
se toilettaient avant de chercher provende.
Un matin quelques Bécasseaux cocorlis, acoquinés à trois sanderlingues, se sont joints à eux.
Ce triangle de schorre, nous a également permis de zieuter une paire de Barges rousses, Sterne caugek et ou pierre-garin, en plus de petites bandes de Tournes-pierres à collier ! Et toutes ces
miroises, à cinquante mètres maximum ...
Sur le chenal de navigation, le dernier dimanche matin de notre séjour, trois Guifettes noires scrutaient attentivement la surface du plan d'eau avant d'y capter quelque provende ....
Un petit peu plus en aval (2), les dunes de Ménard et la zone humide de Men ar-mor. Sous le temple haut perché du bourg de Pénestin, un cordon de
galets recouverts de ruines de coquillages, où deux paires de Gravelots à collier interrompu semblent cantonnés, protège par sa crête une dépression humide dans les parages de laquelle s'active
un couple de Traquet pâtre, sous le vol de la Cisticole des joncs. Au tout début de l'estran exondé, des dizaines d'Hirondelles de fenêtre se posent sur le sable grossier et se chargent de
matériau de construction ...
Lors d'une promenade littorale, à l'extérieur de l'estuaire, nous avons eu le plaisir d'être survolés, sur la pointe du
Bile, par les Ibis sacrés qui allaient et venaient entre le continent et l'île à Bacchus, sur laquelle, à la jumelle, nous avons discerné deux couples de cette espèce sur des nids, à proximité de
Grands cormorans, dans des arbres de petite hauteur ...
Pour les amateurs de stats et autres cubages, en miroisant de ci-delà, entre siestes, discussions, apéros et contemplation (sous le vol des Milans noirs et du Faucon hobereau), nous n'avons pas
osé franchir la barre des quatre-vingt dix espèces, mais on s'en bat l'oeil ... :-[
(1) 47° 29'27" N - 2° 27' 27" O
(2) 47° 29' 14" N - 2° 27' 58" O
A notre retour en Francilie, dans la chaleur dominicale les fragrances de floraisons épanouies d'acacias et/ou de paulownias nous ont accueillis.
Qu'il fait bon rentrer !!
bonne semaine
qu'en dis-tu ?