Hier soir, un quart d'heure après le match de foot entre l'Eire et la France, nous quittons nos amis pour rejoindre l'air libre et rentrer chez nous, à quatre cents
mètres d'ici.
Une fois sur le trottoir, à vingt mètres, deux formes humaines brunes semblent se chamailler, nous faisons un pas contre le mur pour mieux analyser la situation ; le temps de constater le
fait, la forme la plus frêle balance l'autre au sol et s'en retourne dans l'entrée d'immeuble dont elles étaient sorties.
La forme la plus lourde, au sol, se déplace à quatre pattes : une femme à la peau brune en sous-vêtements, qui s'assoit au-dessus du caniveau en s'appuyant sur une bagnole.
Je lui propose notre aide et je commence à composer le dix-sept quand une riveraine du premier étage nous fait parvenir une protection de tissu pour couvrir le corps nu de la jeune
femme nègre.
De retour, son jeune agresseur
d'un noir profond, m'interdit
alors de téléphoner, me menace en m'insultant mais je continue mon action ; il menace ma blonde qui l'envoie dans les cordes, puis il revient à la charge pour reprendre sa victime
initiale par le cou.
Je m'interpose, je tente de le chasser, quelques personnes habitant dans la rue, se rapprochent, il tente alors un dernier vil coup de savate qui atteint sa victime au bas-ventre.
La femme s'affaisse en nous apprenant qu'elle est enceinte elle se met à crier. Les nouveaux témoins la couvrent, la calment.
Les pompiers et les bleus déboulent, prennent en charge la victime et notent quelques témoignages, dont le mien.
L'agresseur est arrêté et s'écroule en pleurs, une fois dans le panier à salade ...
Ce matin, coup de fil du commissariat, pour que nous allions y témoigner et déposer. Nous avons, bien entendu, attendu longtemps avant d'être pris en charge ; le temps de me laisser impressionner
par des campagnes d'affichage contre la violence aux femmes et aux enfants ...
Le jeune inspecteur nous apprend que la jeune négresse, après une nuit d'observation hospitalière, ne portait pas plainte contre son compagnon toujours en garde à vue. En repartant, nous la
croisons, nous la saluons et l'encourageons de notre mieux ...
qu'en dis-tu ?