Le vautour percnoptère regagne du terrain en France
Afp - 20.08.08 | 13h01
Le vautour percnoptère, un rapace migrateur mondialement menacé de disparition, regagne du terrain en France grâce à un programme européen, a annoncé mercredi la Ligue pour la protection des
oiseaux (LPO).
En l'espace de huit ans, l'espèce a enregistré une progression de 22%, passant de 70 couples en 1999 à 87 couples en 2007, a précisé la LPO dans un communiqué.
Le programme européen "Life nature" a permis de favoriser le retour de cet oiseau dans le sud-est de la France - où cette espèce avait connu un déclin de 50% en 50 ans - avec notamment
l'installation de 13 nouveaux couples dans cette région et l'aménagement de 54 aires de nourrissage.
Les populations de vautour percnoptère sont en déclin rapide en Europe, notamment en Grèce et en Italie, et elles ont même disparu de Bosnie et de Serbie.
Seul vautour migrateur, ce petit nécrophage qui passe l'hiver en Afrique sahélienne, figure dans la catégorie des espèces "en danger" de disparition sur la liste rouge de l'Union internationale
pour la conservation de la nature. Il est notamment victime de la raréfaction de sa nourriture et du pillage des nids.
Huit heures ce matin,
je commence à tremper ma deuxième série de tartines au saindoux
dans ma moque de vin chaud, quand mon regard affûté
est capté vers le nord par une volaille d'envergure,
en provenance du cimetière parisien de Pantruche-en-Francilie !
La mise au point est immédiate : Bondrée apivore,
avec un cap énergique vers le sud ...
Je traverse ma catiche à grandes enjambées ...
L''animale a perdu de l'altitude et je la cerne dans ma jumelle,
alors qu'à hauteur de la rue Arago un trio de Corneilles noires
la prennent en charge, comme dans les grands classiques.
Je me souviens qu'un des premiers rapaces
observé sur le cimetière parisien de ce village
était une Pernis apivorus, à peu près à la même époque.
Après vérification, c'était le 20 août 2005.
Dimanche matin, j'ai participé à une expédition ornithologique urbaine,
en plein coeur de la capitale de notre république à six pans,
dans une de ses quatorze nécropoles d'entre les fortifs :
le Cimetière de l'Est, dit du Père Lachaise (1).
A un moment donné,
l'accompagnateur guidant cette sortie corifienne programmée (2)
nous propose d'observer une bande de jeunes Mésanges bleues,
Parus caeruleus,
faisant une razzia sur les feuilles de Marronnier d'Inde,
Aesculus hippocastanum.
Comme tu le sais déjà,
cette essence introduite il y a moins d'un demi-millénaire
est infectée par la Mineuse du marronnier,
Cameraria ohridella (3).
Notre guide n'a pas manqué de nous faire part
d'une autre expérience par lui vécue,
la même scène de prédation mais avec
des Moineaux domestiques, Passer domesticus.
(1) En savoir plus : www.paris.fr/portail/Parcs/Portal.lut?page_id=1737
(2) En savoir plus : www.corif.net/site
(3) En savoir plus : http://cameraria.orleans.inra.fr:80/index.html
En ce moment, en Europe,
se déroule le championnat continental des nations
et hier soir un quart de finale opposait
la Croatie à la Turquie ...
Dès les premières minutes de jeu,
les commentaires techniques avèrent un intérêt certain.
Sur une frappe mollassonne,
le journaleux de service se sent obligé
de parler de "roupie de sansonnet", mais
le technicien footballistique le reprend de volée
en lui précisant que c'était plutôt un
"tir de chardonneret" !
Ce soir Plats-Pays contre Russie ...
Dès lundi, plus de raison de se taire sur les listes de discussion !!!
Dimanche matin, à 11.30, sur France 3,
"C'est pas sorcier" aura pour thème :
"Mouettes, goélands et Cie : les oiseaux de mer",
pendant 20 minutes !!!
[9858193]
Oué, je sais, ça fait tôt pour un dimanche !!
Sinon, il y a la secte du Vatican qui fait son ramdam à Rocamadour,
pendant 50 minutes, mais ça commence encore plus tôt !
Dans certains milieux ouverts seine-et-marnais, se reproduit le terrible téteur-de-chèvres... Sa période d'activité est
comprise entre le crépuscule du soir et celui du matin...
Alors que l'usage des lampes torches, frontales et autres gadgets est totalement inutile, l'animal lance son vibrato sec et obsédant, et quelques claquements d'ailes...
L'engoulevent de son vol caractéristique vient illico observer ces visiteurs du soir que nous sommes, en passant très près, pour être sûr de nos intentions. Puis se pose sur une
branche effeuillée et sèche, sur fond de ciel oriental; les mirettes sont ravies. Quelques étirements d'aile et toilettage rapide, puis l'oiseau crépusculaire retourne en chasse
d'insectivore, en lançant un ou deux coups de sifflets doux, sans omettre de nous survoler régulièrement ... La nuit courte est à nous !
Au matin, les étoiles se sont déjà éteintes que Caprimulgus chante encore, et de plus belle ! Plus de quatre minutes (montre en main) de ronronnement continu ! De quoi foutre
la courante à plus d'un écrivain moyenâgeux !
Moi ce qui m'a foutu les boules ce soir là, c'est cette bande de naturalistes immatures qui est venue se scotcher à portée-de-postillons de notre position, sans salut ou esquisse de
civilité, dans une ambiance de potaches de resto U ... Merci les copains, heureusement que vous n'aviez que la permission de minuit !
24 juin 01
Sur la pogne du gars Didier,
en forêt de Pontarmé ...
Samedi matin, longeant l'aérodrome de Toussus-le-noble, petit village francilien, je remarque sur les pistes désertes, un camion rouge-pompier faisant hurler son moteur en sur-régime et
dégueulant à fond les manettes une bande enregistrée, laissant supposer que de vilains (et méchants) prédateurs aviphages ne vont pas tarder à faire le ménage : " Il est encore temps de
libérer au plus vite les pistes de ciment, pour laisser le petit-bourgeois décoller tranquillement... Dernier avis !!!..."
Faut les voir les piafs, adossés à une motte de terre, vaquant à leurs nécessités tout en jetant un oeil à l'excitation des hommes de sainte-Barbe, surtout quand, cerise sur le gâteau, ils
lancent des fusées riquiqui...
A vingt mètres de mon carrosse arrêté, une perdrix grise aux joues fauves, bien éclairée par le soleil rasant, me propose ses reliefs galbés en lançant par deux fois ce cri rauque et
roulant...
Cacabe-t-elle alors ?
13 août 2001
Alley, les aminches, on continue dans l'opération "vieilleries à dépoussiérer" ...
Ce dimanche matin de la Toussaint, par trois bons degrés négatifs, le Bois Barbu s'éveille sous un grand ciel bleu laissant le
libre passage à un astre rayonnant, de catégorie "bel automne".
Une fois rejointe la confluence des gorges du Furon et de celles du Bruyant, une première paire de Cincles plongeurs est repérée.
A la lecture de la réclame environnementale, proposée par un panneau didactique, où il est écrit que le Héron cendré du Vercors détient le record d'altitude en France et chez les
nicheurs de cette espèce, l'Ardea cinerea nous survole, et une buse s'envole.
Remontant le cours du Bruyant, vers les ruines du moulin, une autre paire de cincles est aisément détectée.
Un individu statique sur une pierre moussue, ne cesse de cligner de sa paupière pâle. Son jabot est en activité; sous son blanc immaculé plumage roule, monte et descend un geste digestif. A
intervalles irréguliers, le bec légèrement cintré vers le haut s'entrouvre furtivement...
Après quelques minutes d'observation, l'oiseau rejette sans difficulté une probable "pelote", et retourne illico en chasse vers l'élément liquide.
En arrière plan, un second individu alterne le touage de feuilles de hêtres et le basculement de quelques cailloux, avec une forme de danse consistant à fléchir les jambes, sur place,
donnant l'impression de créer une dépression dans le tapis de feuilles inondées.
Le merle d'eau du premier plan revient sur une pierre moussue, et recommence à travailler du jabot.
La partie de pêche subaquatique dure environ aussi longtemps que la confection de la boulette qu'il prépare à nouveau !
Vu de trois-quarts arrière, l'arcature du bec est décelable, soulignée par une cristalline goutte accrochée à la mandibule.
Alors que les oiseaux observés s'éloignent, je m'approche des postes de digestion repérés, en quête du produit de la réjection observée. Sur une ou deux pierres, je découvre quelques
formes fraîches, longues de dix ou douze millimètres, étroites de moitié, de couleur ocre foncé, de molle et fragile consistance, et plutôt pointues aux extrémités.
A l'observation au travers d'une loupe, on peut remarquer quelques débris animaux, dont deux anneaux bruns de ce qui peut être un... invertébré. Le reste est un amalgame de grain très
fin, s'écrasant à la moindre pression du doigt.
Le soleil entre dans les gorges du Bruyant, les choucas quiaillent.
6 novembre 01
qu'en dis-tu ?