Sortie de bavardage ornithologique, au travers du plus grand cimetière parisien.
Pantin, samedi matin, le ciel semble s'ouvrir en grand pour le bleu ; les nuages qui ont déversé leur flotte jusqu'au lever de l'astre, s'éloignent d'une part vers le nord et d'autre part vers le
sud ....
Les participants prévus arrivent à la bourre, mais tout le monde se retrouve ...
Bon, on sent bien que l'AG de l'assoc régionale approche à grands pas, du beau monde dans les rangs : un administrateur, la fiancée d'un autre administrateur ...
Mouais, c'était une mauvaise blague que je trouve, personnellement, très bonne !!! :-D
Bon, les piafs ....
Des moineaux domestiques guillerets, sur les logements des gardes ... Des passages de mouettes rieuses ; des dizaines de corneilles noires venant se servir aux dépôts carnés déposés par la
vieille amie-des-animaux ; mais certaines s'intéressent également aux fruits en bois qu'il fallait briser pour les consommer. Envol à une dizaine de mètres d'altitude, lâcher de la provende tout
en la suivant pour ne pas la perdre ou se la faire chouraver ; à un point tel que nous avons observé un de ces corvidés qui a récupéré, en vol, sa noisette de Byzance, à la vue d'une congénère se
rapprochant !
Nous avons également remarqué de fréquents mouvements de geais bavards et inhabituellement peu farouches, telle une grive draine, branchée dans un tremble et se toilettant tout son soûl sans que
notre proche présence ne l'effarouche, si ce n'est par l'étrange couvre-chef de l'un d'entre-nous !!!
A cet emplacement, sur les listes de discussion archaïques, n'apparaîtra pas cette superbe image :
Donc, ce samedi, malgré les espoirs formulés de certains nous ne miroisons pas l'épervier d'Europe, ce qui fait malheureusement chuter nos chères stats à un taux de présence de 62,5%, mais nous
nous régalons longuement d'une paire de roitelets triple-bandeau dans un buis et d'une autre paire d'une autre espèce peu visible : le grimpereau des jardins, dans des marronniers dont deux
sujets refaisaient quelques feuilles vertes.
A quelques décamètres, un mâle de Fauvette à tête noire ne sera pas visible par chaque compagnon.
Chants de rouge-gorges et vocalises de troglodytes, palombes ...
27 espèces observées ; prochaine visite organisée le 12 décembre 2009
Ami ornitho, si tu existes,
n'hésites pas à visiter cette
merveilleuse adél :
www.couleurs-d-istanbul.com/article-les-petits-oiseaux-turcs-et-leurs-palais-couleurs-ottomanes-39443619.html
de ce superbe blogue coloré et chaleureux :
www.couleurs-d-istanbul.com
Samedi matin, je te propose
de te joindre à nous pour sillonner
les cent sept hectares du cimetière parisien
de Pantin, en Francilie, sur le thème aviaire
plus quelques diversions sur
les arbres,
tous les ragots du monde,
les projets passés ou à venir
de chacun.
Etrange impression samedi matin, au cimetière parisien de Pantin.
Déjà en attendant la foule participative, grosse baston entre deux paires de pies bavardes, devant la boutique fermée d'un marchand d'art funéraire, qui a duré plusieurs minutes avant qu'une
fulgurance fasse se dissiper les participants.
Etrange impression donc, de n'avoir pas vu la queue d'un rouge-queue noir, si ce n'est hors les murs et derrière ceux du fort d'Aubervilliers. A la sommité d'un haut immeuble d'habitations pour
gendarmes mobiles, deux de ces turdidés se chamaillaient au bord du précipice vertigineux et des râteaux de tévé.
Miroise de loin qui a abouti à l'identification lointaine, par tous ; je devrais dire par toutes, car le rapport des sexes était largement en ma défaveur, unique mâle d'une harde de six
!!!
M'enfin, cette remarque inutile n'a gâché en rien la qualité de la compagnie.
Donc, nous n'aurons vu que deux rouge-queues noirs, à l'extérieur du périmètre tant vanté, par ce vent nul et frais au travers d'un ciel d'un bleu uni.
Les corneilles noires, supérieures à quatre vingt, semblent ne pas avoir eu d'approvisionnement de placettes à déchets carnés. Qu'est devenue la vieille amie des animaux, qui nourrit et soigne
les chats qui mangent les rouge-queues ???
Les corneilles noires, dans une bonne proportion de juvéniles au vertex presque brun, avaient une grosse activité au sol. Les noisettes écrasées s'offraient à elles ; la découverte de débris par
une, sur un trottoir herbeux, en faisait arriver une huitaine, curieuses de l'inconnu ; des alarmes de corvidés dans un coin propice à l'épervier, leur font se serrer les ailes avec les copines
quémandant le renfort pour chasser plus prédateur qu'elles-mêmes. L'accipiter se déplacera, quelques pies insisteront et les geais fermeront les ébats ...
Les rouge-gorges et les pouillots véloces beaucoup entendus, seront très bien miroisés.
Le pic vert, très sonore, sera entrevu à longueur de temps, traversant plusieurs centaines de mètres d'un trait.
Prochaine sortie, le 24 octobre.
Hier, ou avant-hier,
j'ai croisé la fin d'un documentaire
sur l'archipel des Açores et la tenue de combat
de trois ornithos femelles allant extraire
quelques pulli de puffins de leurs terriers,
histoire de leur prendre les mensurations ;
ça couinait ferme en toute cordialité.
Les tenues vestimentaires des meufs
étaient sorties d'un arc-en-ciel atlantique :
des maillots de corps en coton d'un bel orange potimaron,
un vert pomme et une autre couleur pétante ...
Très différentes de ces déguisements de troupe d'assaut
que l'on rencontre par chez nous ...
31 juillet 2008
qu'en dis-tu ?